À Marcory, la rentrée scolaire rappelle une autre urgence pour les familles déguerpies de Vridi-Canal : maintenir les enfants sur le chemin de l’école, malgré la précarité née de leur déplacement. C’est à cette problématique que l’association Les ZINZINS du Bonheur, a voulu répondre, le samedi 26 septembre 2026, à travers une distribution de kits scolaires organisée dans le parking intérieur du restaurant Montparnasse.
Au total, 60 enfants du CP1 au CM2, recensés parmi les familles concernées par les déguerpissements de Vridi-Canal, ont été identifiés pour bénéficier de cette opération.
De l’aide alimentaire aux fournitures scolaires
Selon Sabine N’Dja, présidente du comité d’organisation de l’activité, l’initiative s’inscrit dans le prolongement de « La grande collecte », une opération menée par l’association entre mars et avril pour rassembler des produits alimentaires et non alimentaires destinés à des personnes et associations venant en aide à des enfants en situation de grande précarité.
Après avoir pris connaissance de la situation des familles de Vridi-Canal, l’association indique avoir décidé de leur apporter un premier soutien en vivres et en produits de première nécessité.
La rentrée scolaire a ensuite fait émerger une autre préoccupation. Malgré les difficultés liées à leur déplacement, les familles devaient également préparer la scolarisation de leurs enfants.
Des kits pour alléger une rentrée difficile

Cahiers, règles, livres et vêtements scolaires composent les kits remis aux bénéficiaires. Pour les filles, des robes sont prévues ; pour les garçons, des tenues kaki.
Pour Rachel Debou, porte-parole des parents bénéficiaires, cette aide représente un soulagement pour des familles encore confrontées aux conséquences du déguerpissement.
Elle a rappelé que l’association et son Président, le docteur Magloire Amichia, avaient déjà apporté des vivres, des vêtements, des nattes et des moustiquaires aux familles après la destruction de leur quartier.
Au-delà des fournitures, son témoignage met en lumière une préoccupation plus fondamentale : l’accès à un logement stable. Pour les familles concernées, la scolarisation ne constitue qu’un volet d’une situation sociale plus large, dans laquelle les besoins en hébergement et en conditions de vie restent prioritaires.
La cérémonie de Marcory aura ainsi permis de répondre à une urgence immédiate tout en rappelant l’ampleur des défis auxquels restent confrontées les familles déplacées de Vridi-Canal.
Dina Light







