Comment former des diplômés mieux préparés aux réalités du marché du travail ? C’est autour de cette question centrale que s’est ouvert, mardi 16 juin à Abidjan, l’atelier régional « ACE INNOVATE », sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara.
Réunis à l’immeuble CRAE-UEMOA, responsables universitaires, chercheurs, acteurs du secteur privé et partenaires au développement réfléchissent pendant trois jours aux moyens de renforcer l’employabilité des diplômés et d’adapter davantage les formations supérieures aux besoins des économies africaines.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a présenté le programme ACE INNOVATE comme un levier de modernisation de l’enseignement supérieur et de renforcement des compétences stratégiques. Selon lui, les universités doivent désormais former des profils capables de répondre aux exigences des entreprises, de soutenir l’innovation et d’accompagner les transformations économiques en cours sur le continent.
Le professeur Adama Diawara a notamment insisté sur l’importance des formations professionnalisantes et des compétences techniques intermédiaires, souvent insuffisamment valorisées malgré leur rôle essentiel dans les secteurs productifs.
« Nos économies ont besoin de ressources humaines qualifiées à tous les niveaux. Le défi est de faire en sorte que les compétences acquises dans les universités correspondent aux attentes du monde professionnel », a-t-il souligné.
Mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD), le projet ACE INNOVATE ambitionne de consolider les Centres africains d’excellence, de développer les partenariats entre universités et entreprises et de favoriser la coopération régionale dans la formation de compétences de haut niveau.
Pour Vamara Touré, chef de cabinet du ministère et président du comité d’organisation, les échanges permettront d’anticiper les évolutions du marché de l’emploi en identifiant les métiers émergents et les secteurs à fort potentiel de croissance.
Le représentant de la Banque mondiale, Modibo Sidibé, a pour sa part rappelé que la Côte d’Ivoire accueille chaque année près de 500 000 nouveaux entrants sur le marché du travail, un défi qui exige une meilleure adéquation entre l’offre de formation et les besoins de l’économie.
Les conclusions de l’atelier devraient déboucher sur des recommandations concrètes visant à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes, améliorer la qualité des enseignements et faire des universités africaines de véritables moteurs de développement économique et d’innovation.
Roland Yobouet






