Le Burkina Faso et le Burundi ont renforcé leur partenariat bilatéral avec la signature de 14 accords de coopération, jeudi à Bujumbura, à l’issue de la première session de leur Commission mixte de coopération. Les nouveaux engagements couvrent plusieurs secteurs, de la sécurité à l’agriculture, en passant par la santé, l’éducation et la circulation des personnes.
Les textes ont été paraphés par les ministres des Affaires étrangères des deux pays au terme de cette rencontre qui marque une nouvelle étape dans les relations entre Ouagadougou et Bujumbura.
Les accords portent notamment sur l’agriculture et l’élevage, la sécurité et la protection civile, les transports aériens, la santé, l’emploi et la protection sociale. La jeunesse, les sports, la prévention des risques et la gestion des catastrophes figurent également parmi les domaines concernés.
Les deux États ont aussi renforcé leur coopération dans le secteur éducatif, notamment à travers l’enseignement technique et professionnel, l’enseignement supérieur et la recherche. Un accord prévoit par ailleurs la reconnaissance réciproque des permis de conduire.
La mobilité au cœur des nouveaux engagements
Un autre accord prévoit la suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service et ordinaires. Cette disposition vise à faciliter les déplacements et à encourager les échanges entre les populations et les acteurs économiques des deux pays.
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, la signature de ces textes doit surtout ouvrir la voie à une coopération plus opérationnelle.
« Une Commission mixte n’est pas une simple formalité diplomatique. C’est un outil de gouvernance de la coopération », a-t-il déclaré.
Son homologue burundais, Édouard Bizimana, a insisté sur la nécessité de passer rapidement à la mise en œuvre des accords. Il a notamment appelé à favoriser les investissements croisés et à développer davantage les partenariats entre les opérateurs privés burkinabè et burundais.
Des comités pour assurer le suivi
Pour éviter que les engagements ne restent au stade des intentions, les deux délégations ont décidé de mettre en place des comités sectoriels chargés du suivi des accords conclus.
Cette première session de la Commission mixte traduit ainsi la volonté des présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye d’approfondir les relations entre leurs deux pays.
Avec ces 14 nouveaux textes, Ouagadougou et Bujumbura veulent élargir leur coopération à des secteurs directement liés au développement et à la mobilité, tout en renforçant leur approche de la coopération Sud-Sud.
Lfl








