À la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, Mamadi Doumbouya a voulu présenter la trajectoire économique et institutionnelle de la Guinée comme une démonstration des choix opérés par son pays. Au centre de son discours du 23 septembre 2026 : Simandou 2040, présenté comme bien plus qu’un programme minier.
Simandou comme colonne vertébrale économique
Le président guinéen a présenté le programme comme un levier de transformation structurelle. Son ambition, selon lui, consiste à utiliser les revenus et les infrastructures liés aux ressources minières pour stimuler d’autres secteurs : routes, agriculture, énergie, éducation, santé et industrie.
Cette vision s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la transformation locale des ressources. Mamadi Doumbouya a notamment cité les projets de raffineries d’alumine et d’or ainsi que les investissements industriels engagés par son gouvernement.
La Présidence guinéenne présente également Simandou 2040 comme un programme destiné à accroître la valeur ajoutée tirée des ressources naturelles du pays.
Au-delà des mines, le pari de la transformation
Le chef de l’État a également mis en avant les infrastructures, citant notamment plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées, ainsi que les investissements dans les écoles et les établissements sanitaires.
La jeunesse occupe une autre place importante dans cette stratégie. Mamadi Doumbouya a évoqué Simandou Academy, présentée comme une initiative visant à rapprocher les formations des besoins du marché du travail et à favoriser l’emploi et l’entrepreneuriat.
« Nos propres réalités »
Sur le plan politique, le président guinéen a défendu la possibilité pour les États africains de construire des modèles de gouvernance adaptés à leurs réalités historiques, sociales et culturelles.
Il a également évoqué l’adoption d’une nouvelle Constitution et le processus électoral, qu’il présente comme des éléments de la trajectoire institutionnelle engagée par la Guinée.
Son message diplomatique est ainsi articulé autour d’un même principe : davantage de souveraineté dans les choix de développement, mais aussi un partenariat international fondé sur le respect mutuel et la « co-construction gagnant-gagnant ».
À l’ONU, Mamadi Doumbouya a donc cherché à inscrire Simandou 2040 dans une vision plus large : transformer les ressources naturelles en infrastructures, en compétences et en capacités industrielles, tout en défendant le droit de la Guinée à définir son propre modèle de développement.
Lfl







