L’affaire impliquant le député ivoirien Assalé Tiémoko a connu un tournant inattendu. Placé en garde à vue après une audition marathon le 22 avril 2026, le président du mouvement ADCI a finalement été remis en liberté pour raisons médicales, à la suite d’une dégradation inquiétante de son état cardiovasculaire.
Initialement attendu devant le parquet ce vendredi 24 avril, l’élu n’a pas pu être présenté à la justice comme prévu. Les autorités ont dû lever la mesure de garde à vue afin de permettre la poursuite de soins intensifs.
Tout a commencé à la préfecture de police d’Abidjan, où Assalé Tiémoko a été entendu pendant près de 14 heures par les enquêteurs et le parquet. Selon Roger Youan, cette longue audition a été marquée par deux malaises cardiovasculaires, survenus dans l’après-midi et en début de soirée.
Face à l’urgence, un spécialiste a recommandé son transfert immédiat vers l’Institut de cardiologie d’Abidjan (ICA), où il a été admis pour stabilisation, notamment en raison d’une tension artérielle en forte hausse.
La gestion de la procédure a toutefois suscité des interrogations. Après son audition, aucune notification formelle de garde à vue n’avait été communiquée à ses avocats. Mais le lendemain, alors qu’il était hospitalisé, le procureur a finalement confirmé son placement sous ce régime, avec un déferrement envisagé dans la foulée.
L’évolution de son état de santé a finalement conduit les autorités à revenir sur cette décision. La garde à vue a été levée pour permettre sa prise en charge médicale, mettant un coup d’arrêt temporaire à la procédure.
Si Assalé Tiémoko est désormais libre, il reste sous le coup de poursuites pour « trouble à l’ordre public » et « diffusion de fausses nouvelles ». Une affaire qui continue de faire réagir dans le paysage politique de la Côte d’Ivoire, où elle alimente débats et interrogations.
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