Au lendemain des violentes attaques terroristes ayant frappé le Mali, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a élevé la voix pour condamner avec vigueur une nouvelle tragédie qui secoue le Sahel. Dans une déclaration rendue publique par le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), il a exprimé sa « profonde consternation » et adressé son soutien total au peuple malien ainsi qu’aux autorités de la Transition.
Pour Laurent Gbagbo, ces attaques, qu’il qualifie de « lâches et barbares », traduisent une escalade inquiétante de l’insécurité dans une région déjà fragilisée. L’émotion est d’autant plus vive que parmi les victimes figure le général Sadio Camara, ministre d’État et ministre de la Défense du Mali, dont la disparition symbolise la gravité de la menace.
Au-delà de l’hommage aux victimes, le leader du PPA-CI voit dans cette offensive une tentative de déstabilisation de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, le terrorisme ne se limite plus à des attaques ciblées contre un pays, mais s’impose désormais comme un danger régional capable d’affaiblir durablement les efforts de paix, de sécurité et de développement.
Face à cette réalité, Laurent Gbagbo estime que l’heure n’est plus aux réponses isolées. Il appelle à une stratégie continentale reposant sur la solidarité active entre États africains et sur une volonté politique forte de défendre la souveraineté du continent.
Dans cette perspective, l’ancien chef d’État ivoirien remet en avant son projet de Force africaine de lutte contre le terrorisme, une structure militaire placée sous commandement africain, financée par les États du continent et équipée de moyens logistiques et opérationnels adaptés aux réalités du terrain.
Pour lui, seule une telle organisation pourrait garantir une riposte rapide, coordonnée et durable contre une menace qui ignore les frontières et exploite les fragilités institutionnelles.
Le PPA-CI insiste également sur le fait que la sécurité du Sahel constitue un enjeu stratégique pour toute l’Afrique. La chute ou l’affaiblissement d’un pays face au terrorisme pourrait, selon le parti, provoquer un effet domino sur l’ensemble de la sous-région.
Par cette déclaration, Laurent Gbagbo réaffirme son engagement en faveur d’un panafricanisme de sécurité, où la solidarité entre nations africaines se traduirait concrètement par des mécanismes permanents de défense collective. Pour l’ancien président, l’Afrique doit désormais compter sur sa propre capacité à protéger ses peuples et préserver sa stabilité.
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