La sécurisation de la présence numérique des institutions publiques est désormais une priorité pour les autorités ivoiriennes. Réunis à Abidjan dans le cadre de la reprise des Clubs Métiers du Réseau des services gouvernementaux de communication (RSGCOM), le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ont annoncé une initiative destinée à renforcer la protection et la certification des comptes officiels de l’État sur les réseaux sociaux.
La rencontre, placée sous le thème « Communication publique à l’ère des réseaux sociaux : sécurisation et certification des comptes officiels », a rassemblé des directeurs de communication, chefs de cellule, chargés de communication et community managers des administrations publiques.
Au cœur des échanges figurait la création d’une task force chargée d’accompagner les ministères, institutions et organismes publics dans la certification de leurs comptes numériques. L’objectif est de lutter efficacement contre les faux profils, l’usurpation d’identité et la diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’image et à la crédibilité des institutions.
Représentant la direction générale du CICG, Fabrice Aka M’Vouti a rappelé que les réseaux sociaux sont devenus de véritables espaces de service public où les citoyens s’informent, interagissent et sollicitent les administrations. Selon lui, la sécurisation de ces plateformes est indispensable pour préserver la confiance du public.
Les experts de l’ANSSI ont pour leur part mis en lumière les nouveaux défis liés à la cybersécurité et aux ingérences informationnelles. Au cours de la session, Blé Zézé Landry a présenté plusieurs mesures destinées à renforcer la protection des comptes institutionnels, notamment l’authentification multifactorielle, le contrôle rigoureux des accès, la surveillance des connexions et l’optimisation des paramètres de sécurité.
L’initiative a été bien accueillie par les professionnels de la communication publique, qui y voient une réponse concrète à la montée des cybermenaces. Plusieurs participants ont exprimé leur volonté d’engager rapidement des audits de leurs plateformes numériques afin d’accélérer leur mise en conformité.
À travers cette démarche, le CICG et l’ANSSI entendent bâtir un environnement numérique plus sécurisé pour les institutions publiques, tout en renforçant l’authenticité des sources officielles d’information et la confiance des citoyens dans la communication digitale de l’État.
D. Light







