Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, également président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), a réaffirmé le soutien de son pays aux initiatives communes du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans les domaines humanitaire et de la promotion du genre.
Le chef de l’État burkinabè a reçu mercredi à Ouagadougou une délégation composée des ministres chargés de l’Action humanitaire et du Genre des trois pays membres de l’AES. Conduite par la ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, la délégation est venue présenter les conclusions du deuxième Forum humanitaire de l’AES et de la rencontre des ministres en charge du Genre.
Au cours des échanges, les responsables ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les trois pays pour mieux répondre aux besoins des populations vulnérables.
Miser sur la résilience
La ministre malienne de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, a appelé à dépasser la seule gestion des situations d’urgence pour privilégier des solutions durables.
« Il faut qu’on sorte de tout ce qui est urgence pour passer à la résilience et à des projets de relèvement pour nos populations », a-t-elle déclaré.
Cette nouvelle orientation devrait être encadrée par une feuille de route commune, élaborée à partir des recommandations issues des rencontres organisées à Niamey et Bamako.
Les questions liées à la participation des femmes ont également occupé une place importante dans les discussions. Les ministres ont annoncé la création prochaine d’une Plateforme des femmes de l’AES, destinée à accroître la représentativité féminine et à favoriser leur implication dans les initiatives de la Confédération.
Des projets communs pour « l’An 2 » de l’AES
La délégation a par ailleurs salué les orientations données par le président Ibrahim Traoré et son engagement à soutenir les projets programmés dans le cadre de « l’An 2 » de l’AES.
Cette dynamique intervient alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger cherchent à approfondir leur coopération depuis la création de l’AES en 2024. Outre les questions sécuritaires, les trois États accordent désormais une attention croissante aux enjeux humanitaires, sociaux et au développement.
La rencontre de Ouagadougou traduit ainsi la volonté des pays membres de l’AES de coordonner davantage leurs réponses aux crises et de privilégier des politiques axées sur la résilience, le relèvement des populations et l’inclusion des femmes.
I.inter








