Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) accélère sa démarche de proximité avec les acteurs de la vie politique ivoirienne. Une délégation de l’institution, conduite par son président Christian Arnaud Adjélou, a rencontré mercredi 19 août 2026 le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, au siège du parti à Abidjan.
Cette audience marque le lancement d’une série de consultations avec les formations politiques. À travers cette initiative, le CNDH souhaite mieux comprendre les préoccupations des partis, présenter ses priorités et identifier les domaines dans lesquels une collaboration pourrait contribuer au renforcement des droits humains et de la démocratie.
Pour Christian Arnaud Adjélou, le dialogue avec les partis politiques et les organisations de la société civile est indispensable à la consolidation de l’État de droit. Le président du CNDH entend ainsi inscrire son mandat dans une démarche d’écoute et de concertation avec l’ensemble des acteurs concernés par la vie publique.
Le président du FPI a favorablement accueilli cette initiative. Pascal Affi N’Guessan a assuré de la disponibilité de sa formation politique à participer au dialogue avec les institutions républicaines et la société civile.
Les discussions ont notamment mis en avant la défense des libertés fondamentales, la protection des droits humains et le renforcement de la démocratie. Pour le FPI comme pour le CNDH, la multiplication des espaces de dialogue peut contribuer à rapprocher les institutions des préoccupations des citoyens.
Cette démarche intervient alors que le CNDH connaît un changement de direction. Christian Arnaud Adjélou, enseignant-chercheur, a été élu président du Conseil le 24 mars 2026. Il a officiellement pris ses fonctions le 10 avril, succédant à Namizata Sangaré, qui dirigeait l’institution depuis 2019.
Avec ces consultations, la nouvelle direction du CNDH entend faire du dialogue avec les forces politiques et la société civile un outil central de son action, afin de contribuer à une meilleure protection des droits et à la consolidation de la culture démocratique en Côte d’Ivoire.
Lfl








