L’intelligence artificielle n’est plus seulement une question d’innovation technologique. Elle s’impose désormais comme un enjeu de puissance, de sécurité et de souveraineté. C’est l’un des principaux enseignements de la deuxième édition de l’AITEK Innovation Summit, organisée le 2 octobre 2026 au siège d’AITEK, à Abidjan-Zone 4, autour du thème « De l’intelligence artificielle à l’impact ».
Pendant dix heures, décideurs publics, responsables informatiques, experts en cybersécurité, entrepreneurs, investisseurs, éditeurs et intégrateurs ont confronté leurs analyses autour des transformations provoquées par l’IA.
Une ouverture placée sous le signe des enjeux numériques
Le sommet a été officiellement ouvert par le Dr Redda Ben Geloune, président-directeur général et fondateur d’AITEK Group, en présence du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, et de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire, Othman El Ferdaous.
La présence de plusieurs institutions publiques a également marqué cette ouverture, avec notamment le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, l’ANSUT, l’ANSSI et l’ARTCI.
Cinq grands débats pour une même question : que faire de l’IA ?
La programmation a constitué l’un des temps forts de cette deuxième édition. Cinq grands débats, réunissant 25 panélistes parmi plus de 50 intervenants, ont permis de confronter les visions du secteur public et du secteur privé sur l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la souveraineté numérique et la transformation des organisations.
À ces débats se sont ajoutés 14 masterclasses et workshops, dont un executive workshop, pour approfondir les problématiques technologiques et leurs applications professionnelles.
L’ambition affichée à travers le thème du sommet était précisément de dépasser la fascination pour l’outil pour interroger son impact réel sur les entreprises, les institutions et le travail.
L’innovation mise en démonstration
Autre temps fort : l’espace d’exposition, avec 20 exposants répartis dans quatre zones consacrées à l’IT, au Cloud et aux infrastructures, à la cybersécurité ainsi qu’à l’IA et aux données.
Au total, 2 572 participants ont été enregistrés par badges scannés à l’entrée. Plus de 20 pays, répartis sur quatre continents, étaient représentés.
Au-delà de la technologie, l’AITEK Innovation Summit 2026 aura surtout posé une question devenue incontournable pour les États africains : comment tirer parti de l’intelligence artificielle tout en conservant la maîtrise des données, des infrastructures et des compétences ?
À Abidjan, le débat est désormais clairement engagé.
Dina Light







